Paulin Paris,
Garin le Loherain chanson de geste composée au XIIe siècle
“ « Vous fûtes à la male heure, franc chevalier ; vous étiez de mes grands amis. — « Sire, » dit Hardré, « c’est la loi commune ; il faut laisser le mort à la mort, et penser aux vivants. Donnez le fief du comte Yves à quelqu’un dont vous connaissiez la « fidélité. — Vous avez bien dit, » fait le Roi, et regardant le jeune Begon : « Approchez, ami, je vous octroie le fief de Gascogne. — Grands mercis. Sire ! » Ce disant, il tomba aux genoux du Roi, recueillit le don et devint son homme-lige. De plus, Pépin voulut que Garin et lui fussent sénéchaux de toute la France. ”
