Antoine Vicard, Les trois jardins de Pierre Loti (1931)
“ « Les eaux avaient de grandes ondulations lentes, — comme les derniers contrecoups de quelque tourmente formidable qui se serait passée ailleurs, derrière l horizon ; mais dans le champ profond de la vue, où Yann était encore, tout demeurait paisible. » Loti associe constamment de la sorte le sens de l'infini et du mystère aux modestes détails, pris dans la réalité, qui lui servent à rendre l'état d'âme du spectateur et l'on peut dire que c'est surtout par là qu'il atteint au génie. Nulle rhétorique n'en accorde le pouvoir ; il y faut le don. ”
