Robert de Traz,
La famille Brontë
(1939)
“ Au début de son séjour, Charlotte avait considéré M. Héger sans indulgence, le traitant dans ses lettres, avec cet humour mordant qui était une revanche de sa timidité, de « matou en démence », de « hyène en délire ». Mais par son entrain à vivre, à discuter, par sa verve oratoire, par ses saillies imprévues, ses caprices autoritaires, et autant dire sa coquetterie, Héger avait de quoi frapper une imagination neuve, et, même sans le vouloir, de quoi la séduire. Jamais Charlotte n'avait vu de si près un homme qui ne fût ni son père, ni son frère. ”

