Charles Maurras,
Les Œuvres libres
“ Dans ce refuge de poésie entr’ouvert de la sorte en « fin de journal » aucun mal ne peut pénétrer. Mais ses délices assurées échappent aux recherches, à la volonté, au système, presque au désir ; il en est d’elles comme de ces rosées suprêmes que le sort épanche ou refuse de la même manière que la fortune et le bonheur. C’est le défaut de ce remède sans pareil, c’en est aussi la force : il n’accourt pas à tout appel. Mais tout appel venu de lui revêt un caractère d’obligation : le rythme naissant du poème porte un impératif qui ressemble au besoin, au devoir, à l’amour. ”
