Résumé

Portraits du prochain siècle. Tome premier… (1894)

Un critique qui est à la fois un artiste, un philosophe et un passionné; un écrivain qui ne prend point les auteurs pour s'en faire un piédestal, mais pour leur en élever un; un auteur qui sait lire, qui aime lire; n'est-ce pas, dans la démocratie littéraire de ce temps, un homme vraiment rare et qui semble même unique ?
— Je ne sais pas de prose plus légère, plus ailée que la sienne. Charles Maurras a la grâce, l'ironie discrète,
l'élégance et, — comme son maître Anatole France, — le goût qui ne force jamais le trait et dit tout d'un mot.
Source : Gallica

Portraits du prochain siècle. Tome premier… (1894)

En Saint-Pol-Roux, je veux chérir le premier d'entre nous par le don, si la poésie n'est point une science cataloguée, mais un jaillissement de la sensibilité toute vive, une respiration aisée de la joie
et du Rythme, le geste premier du bel instinct, et la magnificence conférée à l'homme par le Signe au-dessus de la vie inattentive : voici un homme au cœur vrai, pour qui le monde visible existe, tumultueux traîneur d'images de pierreries dans la sèche politesse de nos logiques latines, — j'ai dit ailleurs : le Monticelli des lettres.
Source : Gallica

Portraits du prochain siècle. Tome premier… (1894)

Parti trop tût, — à l'âge où l'artiste se juge à la hauteur de ses projets. Déjà, ses réalisations se signalaient en indice de personnalité forte. Un ironiste, un observateur lyrique, un sensuel éloquent. Devant un être, un objet ou un tableau, dégageant une idée, la cherchant, la trouvant. Grand déchiffreur de tous les hiéroglyphes de l'art. Ce lent et long flâneur, avec sa tête quasi olympienne, douce et grave, sereine et pensive, était un passionné, un actif de la pensée et du rêve qu'il isolait, pour en mieux jouir, sous d'apparents voiles d'indifférence et d'insouciance.
Source : Gallica

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