Bjørnstjerne Bjørnson

Définition et enjeux

Portrait de Bjørnstjerne Bjørnson Bjørnstjerne Bjørnson,  La fille de la pêcheuse (1882)

“ Le Doyen rougit et le silence le plus profond s'établit.
Alors celui qui se balançait s'écria à haute voix : –
Mon Dieu, de tous côtés, je vois Des angoisses et des émois ; Car dans tous les états, les hommes Fléchissent, chacun sous sa croix. Etres de chair et de sang que nous sommes, Nous nous révoltons tous pour secouer ce poids.
Lars reprit ensuite la parole, d'une voix douce.
– Selon vous, donc, la musique, le chant, et la danse sont choses bonnes, n'est-ce pas ? Bien. Il est bon alors d'éveiller Satan par les sens.
”
Source : Gallica

Portrait de Bjørnstjerne Bjørnson Bjørnstjerne Bjørnson,  La fille de la pêcheuse (1882)

“ Elle s'arrêta pendant que Lars, l'homme au front large et aux lèvres minces, ajoutait : –
– Mais il y a un homme, Hans le ménétrier, qui ne veut pas renoncer à son art.
Comme Lars paraissait hésiter, le jeune homme acheva : –
– Parce qu'il sait que le Doyen a chez lui un instrument au son duquel on danse ici au presbytère.
– Ce n'est pas un plus grand péché pour lui que pour le Doyen, – ajouta Lars.
– La musique qu'on entend chez le Doyen est une tentation pour tous, – dit Else prudemment, comme pour adoucir la chose.
”
Source : Gallica

Portrait de Bjørnstjerne Bjørnson Bjørnstjerne Bjørnson,  La fille de la pêcheuse (1882)

“ Gunlang ouvrit la porte de la cour et la referma à clef derrière elle.
Elles traversèrent le jardin, tout piétiné ; elles franchirent les arbres arrachés, la haie renversée.
– Tu feras bien de regarder autour de toi, – dit la mère, – il n'est pas probable que tu reviennes jamais ici.
La jeune fille frissonna... et ne regarda pas autour d'elle.
Elles prirent le chemin d'en haut, le long du bois... là où Petra avait passé la moitié de sa vie : la soirée avec Gunnar, celles avec Yngve Vold, et la dernière avec Odegaard !
”
Source : Gallica

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