Bjørnstjerne Bjørnson

Bjørnstjerne Bjørnson

Résumé

Portrait de Bjørnstjerne Bjørnson Bjørnstjerne Bjørnson Chemin de fer et cimetière

Ces deux yeux de feu, monstrueux, ce sifflement qui rugit, tout cela ne vient plus de la locomotive ni de la ligne du chemin de fer. Une procession immense arrive droit du cimetière, du côté de sa maison. Les yeux de feu sont ceux de son grand-père, et cette longue suite qui vient après lui, ce sont tous des morts... La procession s’avance vers le gard, grondant, pétillant, étincelant. Les fenêtres brillent en reflétant les regards des défunts. Lars fait un puissant effort pour rester maître de lui, se disant que ce n’est là qu’un songe, oui, à coup sûr, un mauvais rêve...
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Portrait de Bjørnstjerne Bjørnson Bjørnstjerne Bjørnson Chemin de fer et cimetière

Et vous osez déshonorer dans sa tombe l’homme que toute la paroisse révère ! Vous avez le front de dire qu’il est sur notre chemin ! Ah ! oui, certainement, il est sur votre chemin à vous, car sa tombe sera la cause de votre chute ! L’esprit qui a régné jusqu’aujourd’hui sur nous tous était un esprit de servitude. On laissera certainement le cimetière en paix ; mais, aujourd’hui même, il faudra y ajouter une fosse, celle de votre popularité qui y restera enfouie.
Lars Högstad se leva, blanc comme un linge ; ses lèvres s’ouvrirent, mais il ne put prononcer un mot : le brin de paille tomba.
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Portrait de Bjørnstjerne Bjørnson Bjørnstjerne Bjørnson Chemin de fer et cimetière

Il était venu à l’assemblée en compagnie de Lars, mais il s’en alla seul, et le chemin lui sembla long. Le jour était froid, la forêt nue et triste, les prés d’un gris jaune, la gelée blanchissait les bords de la route. Le désappointement est un terrible compagnon. Knud se sentait si petit, si abandonné ! Lars apparaissait devant lui, à travers le crépuscule du soir, dans sa grandeur surhumaine, tout à fait comme un géant.
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