Résumé

Samuel Berger Deux Frères . (Signé : Samuel Berger… (1896)

N'avait-il pas raison de croire qu'une Eglise est sans force si elle ne se base pas sur une vie paroissiale très intense, sur l'activité de chacun dans sa sphère et sur la direction de toutes ces activités vers un même but qui est le bien de l'Eglise?
En même temps que William entrait, à sa manière, au service de l'Eglise, James se consacrait avec un égal dévouement à la science. Montbéliard est la patrie de Cuvier, et c'est depuis longtemps une tradition, dans les familles qui tiennent au Pays par leurs origines, de diriger les jeunes gens vers l'étude des sciences naturelles.
Source : Gallica

Samuel Berger Deux Frères . (Signé : Samuel Berger… (1896)

Les forces de l'homme ont une limite et, bien qu'il fût vigoureux de corps et d'esprit, William avait trop fait pour pouvoir supporter longtemps cet effort. Il le pouvait d'autant moins que c'était une nature combative, ardente, qui prenait à coeur toutes les difficultés et pour qui les contradictions étaient un perpétuel rongement d'esprit. Il fut atteint d'un mal opiniâtre, un eczéma très douloureux. Il voulut le violenter et on le vit, à un synode tenu à Montbéliard, la tête enveloppée de bandes, lisant son rapport et défendant son administration.
Source : Gallica

Samuel Berger Deux Frères . (Signé : Samuel Berger… (1896)

Mais Gratiolet mourut jeune et James, sans cesser d'aimer les sciences naturelles, se retourna vers la science qui avait eu son premier amour, la géographie. Au reste, il n'avait jamais entendu se consacrer à l'histoire naturelle autrement qu'à titre de voyageur et les voyages scientifiques avaient toujours été le but qu'il proposait à sa vie.
James n'était pas un voyageur ordinaire. Le regard toujours dirigé vers la science, il ne cessait jamais de prendre ses observations.
Source : Gallica

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