Arnaud Aron,
Éloge funèbre de M. Marchand Ennery…
(1852)
“ Oui, mes frères, je vous le dis, sa mort aussi sera une bénédiction ! Tout n'est pas fini lorsque la fosse a englouti un corps périssable, tout n'est pas vanité et néant, tout n'est pas matière et poussière. Il est vrai : tout meurt sur celte terre de passage ; l'enfant, fleur naissante qui grandit à l'abri de la tendresse de ses parents, se dessèche et meurt sur le sein de sa mère ; l'épouse est ravie à l'amour de son époux; le père à ses enfants, orphelins au printemps de leur vie ; le pasteur au troupeau dont il a été le guide, le confident, l'intermédiaire entre Dieu et les hommes. ”
