Résumé

Robert de Souza La Poésie populaire et le Lyrisme sentimental

Car l’erreur est profonde de croire qu’un poète est plus sincère, plus humain parce qu’il usera d’un lyrisme plus dépouillé. Par la révélation de la poésie populaire, nos poètes français ont retrouvé, depuis pau de temps, le sens du détail nu et dru, de l’expression fraîche et comme jetée ; « le sentiment » en a repris aussitôt la valeur d’art qu’il avait perdue, que plutôt même il n’avait jamais atteinte.
Source : Wikisource

Robert de Souza La Poésie populaire et le Lyrisme sentimental

« Je suis persuadé qu’un jour viendra où le physiologiste, le poète et le philosophe parleront la même langue et s’entendront tous. » Dans l’ordre familial, dans l’ordre sensuel, dans l’ordre cérébral, l’Idée seule existe dans l’acte, et la Volonté qui, en l’exécutant, indique la libre force de l’être.
Au-dessus donc de la base de vie naturaliste, c’est-à-dire qui n’élimine point l’ignominie obligatoire des actes, Paul Adam érige l’idée dominatrice, dont les ramifications mystérieuses profitent des natures les plus contradictoires. Les actes, même ignobles, sont grands selon l’idée.
Source : Wikisource

Robert de Souza La Poésie populaire et le Lyrisme sentimental

On tient même à affirmer une fois de plus qu’il n’est point de création réelle qui ne soit pas, dans ses préparations du moins, consciente, et que dès lors cette « conscience » a toujours, à toutes les époques de renaissance, soulevé, chez les créateurs mêmes, tout un appareil explicatif qui préparait les œuvres et les légitimait. Mais nous reconnaissons que le poète ne doit pas, — pour le bien général, —se déprendre trop de lui-même par de trop nombreuses analyses des autres, sous peine de voir les autres abaisser leur art et eux-mêmes à ne plus considérer le poète sous l’analyste.
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature