“ Il s'agit, dans tous les cas, du contenu psychologique de letre humain, à tous les degrés de conscience et de personnalité. �� � Muni de cette hypothèse, le psychanalyste s’attaque aux actes manques, que ses prédécesseurs lui ont abandonnés comme des scories négligeables, et nous devons reconnaître qu’il y fait quelques découvertes de prix. L’explication psychanalytique des actes manques est à la fois celle qui réussit le plus souvent et celle qui porte le plus loin. ”
Psychanalyste
Définition et enjeux
Citations sur la psychanalyste
Charles-Henri Favrod,
La Psychanalyse
“ Ce n’est plus sa perception consciente qui se trouve modifiée, sans qu’il le veuille, c’est lui-même qui apporte des réponses au psychanalyste. Celles-ci, tout en paraissant parfois incongrues, n’en traduisent pas moins la violence de ses pulsions et rendent impossible la poursuite de la cure. 5. Certains psychanalystes emploient le terme d’ « acting in » pour désigner les actes qui se produisent durant la séance analytique et celui d’acting out pour ceux qui se manifestent en dehors d’elle. ”
Sigmund Freud,
Introduction à la psychanalyse
“ Rappelez-vous à ce propos que nous sommes, au contraire, habitués à identifier le psychique et le conscient, que nous considérons précisément la conscience comme une caractéristique, comme une définition du psychique et que la psychologie consiste pour nous dans l’étude des contenus de la conscience. Cette identification nous paraît même tellement naturelle que nous voyons une absurdité manifeste dans la moindre objection qu’on lui oppose. Et, pourtant, la psychanalyse ne peut pas ne pas soulever d’objection contre l’identité du psychique et du conscient. ”
Sigmund Freud,
Introduction à la psychanalyse
“ Toutes ces analogies évoquées à propos du symbolisme des rêves vous permettront de vous faire une idée de la psychanalyse qui apparaît ainsi comme une discipline d’un intérêt général, ce qui n’est le cas ni de la psychologie ni de la psychiatrie. Le travail psychanalytique nous met en rapport avec une foule d’autres sciences morales, telles que la mythologie, la linguistique, l’ethnologie, la psychologie des peuples, la science des religions, dont les recherches sont susceptibles de nous fournir les données les plus précieuses. ”
Sigmund Freud,
Introduction à la psychanalyse
“ Ce qui caractérise la psychanalyse, en tant que science, c’est moins la matière sur laquelle elle travaille, que la technique dont elle se sert. On peut, sans faire violence à sa nature, l’appliquer aussi bien à l’histoire de la civilisation, à la science des religions et à la mythologie qu’à la théorie des névroses. Son seul but et sa seule contribution consistent à découvrir l’inconscient dans la vie psychique. ”
Paul Janet,
Revue des Deux Mondes
“ En réalité, le vrai nom de la science que nous essayons de décrire serait le nom de psychologie objective, si ce nom n’était pas trop pédant pour être employé dans l’usage vulgaire. Il y a en effet deux psychologies : l’une qui se fait par le sens intime et qui est la base de l’autre, c’est ce qu’on peut appeler la psychologie subjective ; l’autre qui se fait par le dehors, l’étude des autres hommes et des animaux, ou l’étude du système nerveux, et c’est la psychologie objective dont nous parlions. ”
Collectif, Revue de métaphysique et de morale
“ On confond aujourd’hui deux phénomènes : les émotions ou tonalité des sentiments et l’inclination ou activité de sentiments. Ma méthode consiste à analyser le rôle des inclinations de trois manières : 1e par la psychologie analytique ; 2e par la psychologie physiologique ; 3e par la psychologie pathologique. L’introspection reste l’âme de la méthode psychologique ; mais elle est insuffisante. D’où la nécessité de recourir à la biographie, à la physiologie, à l’histoire. J’arrive à cette définition de l’inclination : c’est une systématisation de données psychologiques de toute sorte. ”
Émile Boutroux,
Études d'histoire de la philosophie
“ Et si nos psychologues maintiennent la valeur de l’élément psychique proprement dit et ne croient pas devoir étudier la vie mentale uniquement dans ses conditions physiques, par l’observation extérieure, ou dans ses éléments hypothétiques, par l’abstraction et le raisonnement, n’est-ce pas qu’eux aussi ont retenu plus qu’on ne le dit parfois de cette prudente méthode qui allait d’abord au réel, au donné immédiat, aux réalités directement perçues par la conscience, non sans demander d’ailleurs à la physiologie tous les enseignements qu’elle peut fournir pour l’explication des faits psychiques ? ”
Collectif, Revue de métaphysique et de morale
“ Reste ensuite à expliquer ces lois, à en donner le sens et la raison métaphysique (critique, détermination de la valeur objective de la pensée) , et à tirer de cette étude de la pensée la réponse à ces questions ultimes qu’est-ce que l’âme ? Dans quel rapport est-elle avec le Tout ? Cette méthode est à la fois expérimentale par son point de départ qui est dans l’observation, et rationnelle par sa nature propre. La psychologie réflexive présente le caractère universel et déterminé qui manque aux autres formes de la psychologie. Elle est vraiment une science du réel et du libre. ”
Collectif, Revue de métaphysique et de morale
“ Le véritable objet de la psychologie est la nature universelle de la pensée, en tant qu’elle est susceptible d’explication. Sa méthode est l’analyse réflexive, c’est-à-dire la recherche de la nature intérieure des pensées et de la raison de cette nature. Son terme est la résolution des faits psychiques en leurs éléments immédiats, en leur matière également psychique, et l’explication ou l’interprétation métaphysique du composé que l’esprit en avait formé spontanément ; en un mot c’est l’anatomie et la métaphysique de la pensée, en contenant implicitement la physiologie. ”
Sigmund Freud,
Introduction à la psychanalyse
“ Nous ne demandons pas à nos patients d’être convaincus de l’efficacité de la psychanalyse ou de donner leur adhésion à celle-ci. S’ils le faisaient, cela nous les rendrait suspects. L’attitude que nous apprécions le plus chez eux est celle d’un scepticisme bienveillant. Essayez donc, vous aussi, de laisser lentement mûrir en vous la conception psychanalytique, à côté de la conception populaire ou psychologique, jusqu’à ce que l’occasion se présente où l’une et l’autre puissent entrer dans une relation réciproque, se mesurer et en s’associant faire naître finalement une conception décisive. ”
Émile Boutroux,
De la contingence des lois de la nature
“ Mais cette recherche, si avancée qu’on la suppose, peut-elle aboutir à l’absorption de la psychologie dans la physiologie ? Dans tous les phénomènes psychologiques se retrouve, à des degrés divers, un élément que les théories de l’action réflexe ou même de la sensation transformée prennent pour accordé sans l’expliquer : la conscience de soi-même, la réflexion sur ses propres manières d’être, la personnalité. Tout phénomène psychologique est ou peut être un état de conscience. ”
Charles-Henri Favrod,
La Psychanalyse
“ Une psychologie scientifique doit se borner à étudier cette réalité, les « faits psychiques » tels que les instincts, la conscience ou l’inconscient ne sont que des objets mythiques dont l’existence ne peut être scientifiquement prouvée. ”
Paul Janet,
Revue des Deux Mondes
“ Ces principes, très solides en eux-mêmes, peuvent s’appliquer, sans presque y rien changer, à la science psychologique. Sans doute il y a une pathologie mentale ; sans doute il y a une histoire naturelle de l’âme, à savoir l’histoire de ses différens états aux différens âges, aux différens siècles, suivant les sexes, les tempéramens, etc. Ce sont des sciences concrètes. La psychologie proprement dite est une science abstraite, comme la physiologie. ”
Friedrich-Albert Lange,
Histoire du matérialisme
“ La psychologie, dans l’unique sens où elle pourra mériter, à l’avenir, le nom de science, doit partir non du concept d’âme, mais des fonctions psychiques et s’appuyer sur la physiologie ; c’est ce que nous démontrerons plus tard. ”
Paul Hartenberg, Les timides et la timidité (1901)
“ Ainsi la psychologie classique n'étudiait que les phénomènes de conscience, ou mieux, elle ne retenait des faits psychologiques complexes que l'élément conscience, en négligeant les autres éléments qu'elle rejetait délibérément et excluait de son champ d'observation, ne les considérant plus comme psychologiques, mais comme physiologiques. En conséquence, la psychologie était l'étude immatérielle, spirituelle, d'une activité sans base et sans organe, l'étude d'une âme indépendante et libre, affranchie des variations corporelles et les dominant de son essence surhumaine. ”
Alain,
Mars ou la Guerre jugée
“ Imaginez un psychologue, si vous pouvez. C’est un historien de l’âme, pour qui penser n’est rien de plus que savoir ce qu’on pense. Cette froide lumière dont il s’éclaire ne fait rien et ne change rien. ”
Paul Janet,
Revue des Deux Mondes
“ Il n’est pas, je crois, aujourd’hui, un philosophe, ni même un physiologiste éclairé et compétent qui nie l’existence d’une science des faits de conscience, d’une psychologie subjective, fondées sur l’observation interne, les autres psychologies que l’on a découvertes depuis (expérimentale, comparée, physiologique, morbide, etc.) ”
E. Chartier, Revue de métaphysique et de morale
“ Le Psychologue cherche en vain à s’établir dans une région intermédiaire pour y coudre des bribes d’idées à des lobes de cerveau : on ne peut parler en même temps deux langages, ni poser et nier en même temps les mêmes principes. Si la Psychologie veut être quelque chose, qu’elle soit un chapitre de la Physiologie ou une Philosophie de l’Esprit. ”
Pierre-Félix Pécaut, Éléments de philosophie scientifique… (1905)
“ On ne peut nier qu'elle ne soit une science déjà très riche en vérités acquises. Mais quelle est la nature de ses découvertes et jusqu'à quel point le psychologue a-t-il de lui-même une connaissance différente de celle que peut avoir l'homme étranger à la psychologie ? 1. Descriptions et analyses. — Grâce à la variété et à l'ingéniosité de ses moyens d'investigation, la psychologie parvient à des analyses profondes et rigoureuses, c'est-à-dire qu'elle saisit des éléments de conscience qui s'organisent en nous et que la conscience spontanée ne distingue pas. ”
Sigmund Freud,
Introduction à la psychanalyse
“ D’après cette manière, vous pouvez juger d’ores et déjà quelles sont les intentions de notre psychologie. Nous ne voulons pas seulement décrire et classer les phénomènes, nous voulons aussi les concevoir comme étant des indices d’un jeu de forces s’accomplissant dans l’âme, comme la manifestation de tendances ayant un but défini et travaillant soit dans la même direction, soit dans des directions opposées. Nous cherchons à nous former une conception dynamique des phénomènes psychiques. Dans notre conception, les phénomènes perçus doivent s’effacer devant les tendances seulement admises. ”
Catherine Chamié,
Psychologie du savoir : formation…
(1950)
“ L'interprétation de l'acquisition du savoir par la formation des systèmes de connaissances dont l'individu devient porteur lève certaine contradictions qui se présentent souvent en psychologie classique. Ainsi, en psychologie classique, un fait psychique conscient et se prêtant à l'analyse occupe le champ de conscience du moi et, d'autre part, dans le travail intellectuel l'attention volontaire du moi attire dans le champ de conscience les faits à examiner, — il devrait en résulter que tout travail intellectuel est conscient et analysable. ”
Paul Janet,
Revue des Deux Mondes
“ Quant aux limites qui séparent la psychologie de la métaphysique, il n’est pas plus facile de les fixer a priori que de fixer les limites de la psychologie et de la physiologie, du conscient et de l’inconscient ”
Émile Boutroux,
William James (2e éd.)
(1911)
“ Or , s' il n' est pas douteux que le psychologue puisse cultiver une portion considérable de son domaine sans scruter ces postulats , et en se contentant d' en posséder une définition sensiblement claire , sinon distincte , il arrive , d' autre part , que l' investigateur résolu à suivre la réalité partout où elle le mène , se voit , quelque jour , en face de questions telles que : la relation de la conscience au cerveau , la relation des états mentaux à leurs objets , le caractère mouvant de la conscience , la relation des états de conscience à un sujet connaissant . ”
Émile Boutroux,
William James (2e éd.)
(1911)
“ La psychologie déborde la physiologie . La matière de celle-ci , qui , au physiologiste , semblait un tout complet et absolu , n' est plus qu' une partie , non isolable , aux yeux du psychologue , qui la voit se former , par une différenciation et une fixation contingentes , d' une réalité plus vaste et plus mouvante , fournie par la conscience . Est -ce à dire que la psychologie atteigne la réalité ultime et pleinement réelle , où les choses se montrent exactement telles qu' elles sont ? ”
Auguste Laugel,
Le Problème de l’âme devant la métaphysique et la science…
“ Cette simple distinction n’est même pas suffisante : la psychologie ne fera vraiment de progrès qu’autant qu’elle s’efforcera de faire une analyse complète de l’âme, comme les chimistes ont fait l’analyse de la matière. ”
Léon Daudet,
Le Stupide XIXe siècle
“ La plupart des problèmes que se pose la psychologie n’ont pas de substratum matériel. Il est arbitraire de considérer la physiologie comme une extension de la psychologie, et la clinique comme une vérification de l’une ou de l’autre. Alors que le spiritualisme du début du siècle ne tenait aucun compte des faits d’expérience, qui se multipliaient, quant à la nature humaine, le déterminisme des deux derniers tiers voulut faire, de l’expérience sensorielle, la règle et la base de la réflexion, de la méditation et de l’induction. ”
Émile Garçon,
Éléments de médecine mentale appliqués à l'étude du droit…
(1906)
“ S'il y a quelque conclusion à tirer de mon enseignement au point de vue de la thèse de psychologie pure, je vous laisse le soin de la tirer. Mon but aura été atteint en tout cas, si j'ai pu détruire dans votre pensée, en faisant appel uniquement à votre pouvoir d'observation, l'idée que la personnalité humaine est quelque chose de parfaitement simple. Le temps n'est plus, en cette matière, des conceptions simplistes. Il faut porter l'analyse même là où il eût paru sacrilège de le faire, et peser froidement les résultats de l'analyse. ”
Collectif, Encyclopédie anarchiste
“ L’anatomiste et le psychologue se placent à un point de vue analytique, tandis que notre conscience est le résultat d’une action synthétique de nos éléments nerveux pas plus visibles au microscope que la chaleur elle-même dont on ne peut nier les effets synthétiques. ”
Sigmund Freud,
Introduction à la psychanalyse
“ Ni la philosophie spéculative, ni la psychologie descriptive, ni la psychologie dite expérimentale et se rattachant à la physiologie des sens, ne sont capables, telles qu’on les enseigne dans les écoles, de vous fournir des données utiles sur les rapports entre le corps et l’âme et de vous offrir le moyen de comprendre un trouble psychique quelconque. ”
“ C’est pour résumer ces troubles que j’ai essayé d’étudier un caractère remarquable de la plupart de nos opérations mentales, que j’ai proposé de baptiser la fonction du réel. Les psychologues semblent admettre le plus souvent qu’une fonction mentale reste toujours la même, quel que soit l’objet sur lequel elle s’exerce; qu’un raisonnement, par exemple, ou la recherche d’un souvenir garde toujours le même caractère, quel que soit le problème ou le souvenir considéré. ”
Sigmund Freud,
Introduction à la psychanalyse
“ Certes, les résultats souvent bizarres annoncés par la psychanalyse deviennent plus acceptables du fait de leur confirmation par les recherches effectuées dans d’autres domaines ; mais c’est la psychanalyse qui fournit les méthodes techniques et établit les points de vue dont l’application doit se montrer féconde dans les autres sciences. La recherche psychanalytique découvre dans la vie psychique de l’individu humain des faits qui nous permettent de résoudre ou de mettre sous leur vrai jour plus d’une énigme de la vie collective des hommes. ”
Émile Garçon,
Éléments de médecine mentale appliqués à l'étude du droit…
(1906)
“ Je veux dire par là que les cas où la conscience parfaitement lucide veille, donnent une idée bien plus saisissante du pouvoir automoteur de notre psychisme inférieur. Mais vous vous souvenez de la subdivision que l'analyse impose à la fonction conscience. De la conscience parfaite, éclairée, lucide, vers l'inconscience de l'épileptique, il y a toute une gradation à chacune desquelles correspond en vérité une forme d'automatisme. En haut de l'échelle c'est l'obsession parfaite avec la conscience qui lutte en désespérée, puis c'est la conscience qui ne fait plus que voir ”
