Jules Girard

Résumé

Jules Girard,  Pindare

“ L’architecture l’observe par la symétrie et la proportion ; chacun des ordres grecs est comme un rythme particulier, dont la valeur expressive, gravité sereine ou grâce délicate, est sensible pour tous, aussitôt qu’on prononce les noms de dorique et d’ionique. Mais le rythme appartient en propre à la poésie, à la musique et à la danse, et c’est là naturellement qu’il a toute sa force d’expression. Chez les Grecs, dont les émotions esthétiques étaient beaucoup plus vives que les nôtres, cette force d’expression dépassait pour nous toute vraisemblance. ”
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Jules Girard,  Pindare

“ Pour l’éloquence, pour l’épopée, pour le drame, l’unité se définit facilement ; mais dans le lyrisme, où il n’y a ni une suite de déductions ni le développement d’une action régulière, il n’est pas aisé de la saisir. C’est une harmonie dont les élémens, idée abstraite, image sensible, émotion personnelle, viennent se fondre dans une teinte générale. Tantôt, c’est une idée morale qui domine, et alors la composition, sans s’astreindre à un enchaînement de déductions, se soumet aux lois d’une logique secrète que le raisonnement peut découvrir. ”
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Jules Girard,  Pindare

“ Pour lui, sa personne propre disparaît, perdue dans une vue générale de la destinée humaine : « Êtres éphémères, que sommes-nous ? que ne sommes-nous pas ? L’homme est le rêve d’une ombre. — Ô dieux ! combien s’égare la pensée ignorante de ces êtres d’un jour ! — Un homme possède la richesse et l’emporte sur les autres en beauté ; vainqueur, il a fait éclater sa force dans les luttes : qu’il se souvienne qu’il a revêtu un corps mortel et qu’à la fin il revêtira la terre. » ”
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