Résumé

Pseudo-Orphée Les Petits poèmes grecs

C’était par la course que commençaient les jeux olympiques, et ce seul exercice en faisait même d’abord toute la solennité. On en distinguait de trois sortes : la course à pied, la course à cheval et la course en char.
Les coureurs se rangeaient tous sur une même ligne, en quelque nombre qu’ils fussent, après avoir tiré au sort la place qu’ils y devaient occuper. En attendant le signal, ils réveillaient leur souplesse et leur légèreté par divers mouvemens qui les tenaient en haleine, et étaient comme autant d’essais de l’agilité et de la vitesse de leurs jambes.
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Pseudo-Orphée Les Petits poèmes grecs

Ainsi lorsque Pindare rappelait des traits anciens, soit des aïeux, soit de la patrie du vainqueur, c’était moins un égarement du poëte qu’un effet de son art. Ses digressions, qui le croirait ! sont moins hardies que celles d’Horace. S’il paraît quelquefois quitter son sujet, il ne finit jamais sans y revenir, au lieu que le poëte latin nous laisse souvent où il nous a emportés sans se mettre en peine de nous dire où nous sommes.
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Pseudo-Orphée Les Petits poèmes grecs

Le nom de Pindare, dit-il, n’est pas moins le nom d’un poëte que celui de l’enthousiasme même ; il porte avec lui l’idée de transports, d’écarts, de désordres, de digressions lyriques. Cependant ce poëte sort beaucoup moins de ses sujets qu’on ne le croit communément. La gloire des héros qu’il a célébrés n’était point une gloire propre à chaque vainqueur : elle appartenait de plein droit à sa famille et plus encore à la ville dont il était citoyen. On disait : Telle ville a remporté le prix de la course aux jeux olympiques.
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