Pindare,
Les Petits poèmes grecs
“ Mais hélas ! que ne peut l’appât du gain sur le cœur même du sage ! Séduit par l’or qu’une main libérale lui présente, le fils de Coronis ose arracher à la mort un héros qu’elle venait d’immoler. À l’instant le fils de Saturne d’une main rapide saisissant sa foudre vengeresse, frappe au cœur les deux victimes et les précipite dans le noir séjour. Mortel, apprends par cet exemple à te connaître : que tes vœux soient d’un homme ; qu’ils soient conformes à tes destins. Ainsi donc, ô mon génie ! n’aspire point à la vie des immortels, et n’entreprends jamais rien au-dessus de tes forces. ”
