Résumé

Portrait de Pindare Pindare Les Petits poèmes grecs

Mais hélas ! que ne peut l’appât du gain sur le cœur même du sage ! Séduit par l’or qu’une main libérale lui présente, le fils de Coronis ose arracher à la mort un héros qu’elle venait d’immoler. À l’instant le fils de Saturne d’une main rapide saisissant sa foudre vengeresse, frappe au cœur les deux victimes et les précipite dans le noir séjour. Mortel, apprends par cet exemple à te connaître : que tes vœux soient d’un homme ; qu’ils soient conformes à tes destins.
Ainsi donc, ô mon génie ! n’aspire point à la vie des immortels, et n’entreprends jamais rien au-dessus de tes forces.
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Portrait de Pindare Pindare Les Petits poèmes grecs

Combien n’est-il pas digne d’être chanté par les Muses, ce héros que la fortune a si souvent couronné à Delphes, à l’Isthme, à Némée, devant l’auguste assemblée de la Grèce ! Trois fois le rivage de l’Isthme que les flots ne franchiront jamais, trois fois la terre sacrée soumise autrefois aux lois d’Adraste l’ont vu conquérir la palme de la victoire. Et maintenant, ô Jupiter ! le vœu que forme encore son cœur, sa bouche n’ose l’exprimer ; mais de la volonté seule dépend le succès de toute entreprise
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Portrait de Pindare Pindare Les Petits poèmes grecs

Quand, à d’immenses richesses, un mortel réunit l’éclat de la gloire, il ne lui est pas permis de prolonger sa course au delà.
De même que les festins sont amis de la douce paix, ainsi les couronnes de la victoire s’embellissent par les accens de la poésie. Au milieu des coupes, la voix prend un essor plus libre. Versez donc à l’instant l’agréable liqueur qui inspire nos chants ; que le jus pétillant de la vigne remplisse ces coupes d’argent que les coursiers de Chromius lui ont méritées avec des couronnes tressées par Thémis aux jeux sacrés que célèbre Sicyone en l’honneur du fils de Latone.
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