Cornélius Népos,
Vies des grands capitaines
“ Les tyrans méprisèrent d’abord Thrasybule et le petit nombre de ses gens. Ce mépris leur fut fatal, et salutaire à celui qui en était l’objet ; car il retarda la poursuite des uns, et rendit les autres plus forts, en leur donnant le temps de se préparer. Tant doit être gravée dans tous les esprits cette maxime, que, dans la guerre, il ne faut rien négliger ; et tant on a raison de dire, qu’on voit rarement pleurer la mère de l’homme qui sait craindre à propos. Cependant les forces de Thrasybule n’augmentèrent pas autant qu’il le pensait [2] ”
