Noyau cellulaire

Définition et enjeux

Lucien Daniel Les mystères de l'hérédité symbiotique… (1940)

On sait que, Pfeffer, contrairement à Weismann, admet que, sans contestation possible, « le noyau et le cytoplasme vivent et agissent en commun, dans la symbiose la plus étroite... Il ne faut pas croire que chaque fonction ait un organe spécial servant uniquement à cette fonction... Il est impossible que le noyau cellulaire n'ait qu'un rôle unique à jouer... On n'a pas de preuve convaincante du dogme qui fait du noyau le seul porteur de la matière héritée... « L'union du noyau et du cytoplasme a une importance fondamentale et l'espèce n'existe que par cette union nécessaire. »
Source : Gallica

A. Dastre Revue des Deux Mondes

Au contraire, le fragment pourvu de noyau répare sa blessure, se reconstitue et continue de vivre. Le noyau prend aussi une part très remarquable à la reproduction cellulaire : mais c’est une question encore discutée de savoir si son rôle est, ici, subordonné à celui du corps cellulaire, ou s’il est prééminent. Quoi qu’il en soit, il résulte de cette expérience que le noyau présente tous les traits d’une vitalité énergique, et que c’est dans son protoplasma que les chimistes doivent trouver les composés chimiques, les albuminoïdes spéciaux qui forment, par excellence, la matière vivante.
Source : Wikisource

Joannès Chatin La cellule animale : sa structure et sa vie… (1892)

On voit des éléments de taille très minime posséder un gros noyau, parfois assez volumineux pour effacer en apparence le corps cellulaire lui-même. Il en est résulté de graves erreurs ; toute une théorie, celle des « noyaux libres », a été ainsi édifiée et défendue avec plus de passion que de succès. Elle a tenu une large place dans la science et nous allons avoir à en dire quelquesmots en examinant le noyau dans son volume relatif, c'est-à-dire comparé à celui de la cellule dans laquelle on l'observe.
Source : Gallica

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