Résumé

Joannès Chatin La cellule animale : sa structure et sa vie… (1892)

L'existence de tout être vivant se résume en une lutte incessante; le rappeler est répéter une vérité banale aujourd'hui. Ce struggle for life, dont Darwin a si justement introduit et si heureusement développé la notion, se retrouve à tous les degrés de l'organisation ; l'humble cellule ne saurait y échapper.
Qu'elle soit libre et isolée, vivant en pleine autonomie, constituant un Protozoaire abandonné dans le milieu cosmique ; qu'elle soit au contraire enfouie dans les profondeurs des tissus d'un Métazoaire, toujours elle devra lutter sans relâche pour son existence.
Source : Gallica

Joannès Chatin La cellule animale : sa structure et sa vie… (1892)

A ces cellules fugaces on peut en opposer d'autres qui sont infiniment plus durables et semblent persister durant toute la vie de l'individu. Tel paraît être souvent le cas des éléments cartilagineux.
Mais, tôt ou tard, la cellule décline; sa jeunesse n'est plus qu'un souvenir, sa maturité est passée, la sénilité arrive et avec elle la décrépitude et la mort.
Celle-ci peut survenir par bien des processus : tantôt l'élément sera directement atteint dans sa texture et sa composition, tantôt il se trouvera frappé médiatement, subissant le contre-coup des perturbations du milieu intérieur.
Source : Gallica

Joannès Chatin La cellule animale : sa structure et sa vie… (1892)

Suivant le mot de Claude Bernard, elle est l'image de tout organisme.
L'être le plus complexe ou le plus gigantesque ne représente qu'un agrégat de cellules ; en outre, il dérive toujours, originellement, de la cellule.
Ainsi que le dit justement Hoeckel, nous sommes impuissants à dénombrer les myriades d'éléments
réunies pour former le corps d'un Chêne, d'une Baleine ou d'un Éléphant, mais nous savons qu'au début de sa vie chacun de ces géants du règne animal ou végétal n'était qu'une humble cellule.
Source : Gallica

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