Nucléine

Définition et enjeux

A. Dastre Revue des Deux Mondes

Pour les nucléines, la chose est déjà faite. Kossel, en effet, a décomposé la nucléine par une série d’opérations soigneusement ménagées, et l’a résolue, de degré en degré, dans ses élémens chimiques cristallisables. A chaque nouvelle simplification, on voit apparaître un corps plus acide et plus riche en phosphore : au troisième degré, on tombe sur l’acide phosphorique lui-même. La première opération scinde la nucléine en deux substances : une nouvelle albumine et l’acide nucléinique. Après avoir séparé ces élémens, on peut les réunir et reconstituer, par synthèse, la nucléine.
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Joannès Chatin La cellule animale : sa structure et sa vie… (1892)

Dire que cette formation se trouve constituée par de la chromatine ou de la nucléine, est uniquement se payer de mots et masquer notre ignorance. Il en est de la nucléine comme de la plastine, sa signification varie suivant les auteurs, et l'on n'a pu arriver encore à en donner une définition rigoureuse.
Quant au mot de chromatine, son acception ne serait guère plus précise : sans doute, la formation nucléinienne possède un pouvoir électif particulier à l'égard des réactifs colorants, mais il faut ajouter que cette faculté chromatique est très inégalement répartie dans sa masse.
Source : Gallica

René Gaultier Précis de coprologie clinique… (1914)

Méthode de recherche. — La présence de la nucléine peut être décelée de la façon suivante: une partie des fèces épuisée par l'alcool et l'éther est additionnée d'Hel et traitée à plusieurs reprises par le mélange acide. Après lavage suffisant, on dessèche la masse et on la chauffe vigoureusement avec un mélange de nitre et de soude caustique, on reprend le résidu de la fusion par l'eau et on examine si la solution renferme ou non de l'acide phosphorique; dans le cas où l'analyse révèle sa présence, ce dernier ne peut provenir que de la nucléine
Source : Gallica

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