Résumé

Eugène Fournier De la fécondation dans les phanérogames… (1863)

Dans tout ce qui précède, nous avons uniquement parlé des phénomènes de la fécondation considérés dans une seule fleur, et en supposant implicitement que le pollen venait des anthères mêmes de la fleur dont il fécondait les ovules. Les choses ne se passent pas toujours ainsi dans la nature, non-seulement dans les fleurs à sexes séparés, mais même dans les fleurs hermaphrodites, où souvent les étamines et les stigmates ne sont pas prêts en même temps pour l'imprégnation.
Source : Gallica

Eugène Fournier De la fécondation dans les phanérogames… (1863)

En décrivant la fécondation des Conifères, qui a été l'objet de plusieurs travaux sérieux, et qui nous occupera spécialement à la fin de ce chapitre, nous verrons qu'il s'écoule souvent un an entre l'arrivée du grain du pollen à la partie supérieure du nucelle et son contact avec le sac embryonnaire, soit qu'il reste longtemps inactif, soit qu'il chemine très-lentement à travers le tissu du nucelle (1) . Il est des végétaux où le pollen est lancé par les anthères avant que les ovules soient développés.
Source : Gallica

Eugène Fournier De la fécondation dans les phanérogames… (1863)

J'arrive aux phénomènes intéressants que nous offre la famille des Orchidées. J'ai déjà signalé la difficulté de la fécondation naturelle dans beaucoup de genres de cette famille, à cause de la position relative des masses polliniques et du stigmate. La nature y a, dans certains cas, obvié par l'élasticité dont elle a doué l'appareil anthérifère de ces plantes. Chacun sait que les Mormodes, les
Catasetum, plusieurs genres de la tribu des Vandées, projettent leurs masses polliniques au loin, quelquefois à un mètre de distance.
Source : Gallica

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