Résumé

Portrait de Anatole Baju Anatole Baju L’Anarchie littéraire

Le Symbolisme est un anachronisme, quelque chose comme le boudhisme que des esprits malins et aigris contre le siècle jettent à leurs contemporains en manière de raillerie et de dérision. Le Progrès n’a pas à tenir compte de cette régression de la pensée, qui n’est pas même à la marche ascensionnelle de la civilisation ce que le moindre escarpement est à la pente des montagnes. Les Cornes du Faune, d’Ernest Raynaud, le Pélerin passionné de Moréas, ne sont pas de ces œuvres qui font dévier l’humanité et lui impriment une direction nouvelle.
Source : Wikisource

Portrait de Anatole Baju Anatole Baju L’Anarchie littéraire

Le sens esthétique étant le mode le plus élevé de la jouissance et participant du fonctionnement régulier des autres sens, pour en assurer à tous les hommes le développement complet, nous devons réclamer pour chaque individu la plénitude des jouissances matérielles. C’est, pour l’humanité tout entière, l’idée du vieil adage latin : mens sana in corpore sano, que nous devons réaliser. Ainsi le socialisme, qu’un des préjugés régnants disait être la négation de l’Art pour l’Art, en serait au contraire la voie directe, le moyen, l’affirmation.
Source : Wikisource

Portrait de Anatole Baju Anatole Baju L’Anarchie littéraire

Par une sorte d’hérédité romantique ils affichent des airs d’excentricité et manifestent leur goût pour les innovations ; dans le fond, ils sont pourris de la banalité de notre époque. Pour eux le Symbolisme n’est qu’un tremplin ; dès qu’ils écriront dans un grand journal, ils feront mieux que personne de la prose anonyme. Ce qu’ils veulent c’est la notoriété ; tapageurs, avides de réclame, ils n’ont jamais vu dans la littérature qu’un moyen de parvenir. Impuissants à créer, ils ont cherché à accaparer l’œuvre des Décadents : ce sont les parasites d’une idée.
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature