Résumé

Portrait de Anatole Baju Anatole Baju L’École décadente

Tout ce qu’on a fait pour élever le niveau moral et intellectuel des masses est demeuré sans résultat. Étrange la société de l’avenir ! l’aristocratie ne fera que s’affiner de jour en jour au progrès de la civilisation, tandis que les classes inférieures s’avilissant davantage, découvriront toutes les sortes d’infamies possibles et de turpitudes inconnues.
En face de ces lamentables succès, l’homme intellectuel sent un dégoût profond et le spleen incurable, inévitable, l’assaille, le broie comme la voûte d’une église qui lui tomberait sur les épaules.
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Portrait de Anatole Baju Anatole Baju L’École décadente

Comme rien ne stagne perpétuellement et que le progrès imprime à la vie une direction continue d’en-avant, à chaque étape de la société correspond une nouvelle forme littéraire. Les hommes seraient impuissants à éterniser une littérature quelconque ; quand même ils parviendraient à comprimer l’idée nouvelle, le dégoût du passé, l’anxieuse attente de l’inconnu suffiraient à provoquer ces changements de forme.
C’est que la littérature est bien l’âme de la société.
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Athée et fanatique de la religion, M. du Plessys, selon sa pittoresque expression, n’est apte qu’à ne rien faire. L’humanité lui fait pitié. Son âme paternelle a des aspirations vers le Néant et rêve de cataclysmes qui, détruisant l’univers, aboliraient la souffrance.
Comme Socrate, il aime le Beau : Où est le Beau est le Bien, dit-il, et il a raison. Si le Beau n’est pas toujours le Bien, il est rare qu’il n’y confine pas par une de ses parties.
M. du Plessys prend de sa personne un soin presque féminin.
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