Eugène de Mirecourt

Eugène de Mirecourt

Méry (1854)

Résumé

Portrait de Eugène de Mirecourt Eugène de Mirecourt Méry (1854)

Voulez-vous que Méry parle ? approchez la flamme de la mèche et mettez le feu à Méry. Méry partira. Laissez-le aller, ne l’arrêtez plus, et que la conversation soit à la morale, à la littérature, à la politique, aux voyages ; qu’il soit question de Socrate ou de M. Cousin, d’Homère ou de M. Viennet, d’Hérodote ou de M. Cottu, vous aurez la plus merveilleuse improvisation que vous ayez jamais entendue.
« Il est savant comme l’était Nodier ; il est poëte comme nous tous ensemble ; il est paresseux comme Figaro, et spirituel... comme Méry. »
Source : Wikisource

Portrait de Eugène de Mirecourt Eugène de Mirecourt Méry (1854)

Que vous êtes bon, mon poëte, et que vous êtes heureux ! Faire éclore de pareils vers avec quatorze degrés de froid, c’est avoir plus de rayons dans l’âme que le soleil n’en a au ciel. Quel magnifique privilége vous avez là ! Ma femme a pleuré, moi j’ai été touché jusqu’au fond du cœur ; et puis, le soir, j’ai lu vos vers à dona Sol, toute palpitante de son triomphe, et cette ravissante poésie a trouvé moyen de l’émouvoir encore après les acclamations de toute la salle. C’est que quatre vers de vous, Méry, c’est de la gloire.
Source : Wikisource

Portrait de Eugène de Mirecourt Eugène de Mirecourt Méry (1854)

Allez dire à votre maître que ce siècle est le siècle de Rossini et de Victor Hugo !
De cette époque date la réputation de Méry comme causeur.
Jamais on n’a rencontré dans un seul homme une plus grande facilité de langage, un tour plus délicat d’expressions, un jeu de physionomie plus original, une spontanéité d’esprit plus étincelante. La conversation de Méry est un feu d’artifice qui éclate, pétille, rayonne sans cesse et ne s’éteint jamais.
Depuis vingt ans, on se le dispute dans les salons, dans les fêtes, dans toutes les réunions artistiques, sans qu’il ait rien perdu de sa verve.
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature