Alexandre Weill, Couronne, histoire juive, par Alexandre Weill (1857)
“ Quand madame Riche maria sa troisième fille, Couronne entra dans sa dix-septième année. Elle avait encore deux soeurs plus jeunes qu'elle. L'une avait quinze ans et se nommait Héva, — en Alsace on prononce Heffé, — l'autre n'en avait que huit, et s'appelait, tout court, l'enfant ou Fanfan. Héva, beauté précoce, était éclatante de fraîcheur et de nullité. Il est rare qu'une jeune fille, parfaite de formes, de lignes, de traits et de couleur, soit autre chose qu'un corps développé, dans lequel l'âme est pour ainsi dire restée à l'état de naine ”
