Résumé

Abel Quinton Le Dieu Plutus, par M. A. Quinton… (1868)

Mais Furius n'était pas ce dieu Plutus, immobile sur son piédestal d'airain, abaissant les plus fiers ou les relevant à son gré, ne faisant que sourire au bruit de tous les autres dieux, tombant autour de lui, dans la capitale du monde, sous les coups du Christianisme, et se disant que désormais il serait seul, toujours seul à régner sur Rome et sur l'univers ! Furius était esclave, et comme esclave il lui fallait avoir le regard sans cesse fixé sur la main qui, d'un coup, pouvait l'abattre et, en s'emparant de toutes ses richesses, faire de lui, et à tout jamais, le dernier des misérables.
Source : Gallica

Abel Quinton Le Dieu Plutus, par M. A. Quinton… (1868)

Au bout de quelques instants, et tout en continuant à fixer son regard sur Ctésiphon, il reprit d'un ton calme et ferme :
— Je vous rends grâces, Carpinatius, de votre libation. Oui, je veux la liberté durable et la fortune croissante, et, par mon génie familier ! je crois que je les tiens et que personne ne me les ôtera!... Cher Ctésiphon, reviens donc à toi... tu me fais vraiment pitié !... Je n'aurais pas cru que mon Falerne vint à bout aussi facilement d'un admirateur d'Anacréon, le chantre des grâces et du bon vin !...
— Ce cher Furius!... Toujours aimable et plaisant!...
Source : Gallica

Abel Quinton Le Dieu Plutus, par M. A. Quinton… (1868)

Ctésiphon dirait à Sélène :
— Souffre comme j'ai souffert ! Souffre ! pendant que je jouis, comme j'ai souffert pendant que tu jouissais L.. Veux-tu encore monter dans la balance et que je te vende à celui qui donnera deux fois ton poids d'or !
Et son rire insultant aurait les éclats qu'avait eus le sien ! Il dirait à celui qui rêvait d'être patricien, car il venait de lui en faire l'aveu :
— Furius! tu n'es qu'un serf!... Embrasse-la terre par qui tu es à moi !... Elle est ta vraie mère et tu es son vrai fils, et je suis le maître!...
Source : Gallica

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