Résumé

Émile Benoist L’Abitibi, pays de l’or

Contre la brousse, contre la forêt vierge, souvent plus traîtresse que l’onde, l’homme, ce nain dont la cupidité peut faire un géant, entreprend la lutte. Il affronte et vainc les difficultés, franchit les obstacles que la nature lui oppose sans cesse.
Et comme du soir au matin, naissent et grandissent les villes de l’or.
Hier, c’était Rouyn, Noranda, Duparquet, dans le Témiscamingue ; aujourd’hui c’est Val d’Or, Bourlamaque, Sullivan, Malartic, O’Brien, au pays voisin de l’Abitibi.
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Émile Benoist L’Abitibi, pays de l’or

LES CHERCHEURS DE L’OR C’est que le défricheur du sol n’est pas seul à vouloir s’emparer du pays abitibien. Les chercheurs de l’or y sont rendus par milliers, par dizaines de mille, tous pris par la fièvre, la frénésie de la richesse. Sur leurs traces, des villages et des villes surgissent du soir au matin. Après Val d’Or, ville déjà vieille de deux ans, c’est Bourlamaque et c’est Malartic, c’est la ville de Sullivan, c’est la ville d’O’Brien, avec leurs banlieues invraisemblables, tout de suite densément peuplées.
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Émile Benoist L’Abitibi, pays de l’or

Dans le voisinage de Rouyn c’est déjà de l’histoire ancienne d’une douzaine d’années.
L’Abitibi voit maintenant la mobilisation générale des défricheurs du sol et du sous-sol. L’homme ne s’en tient plus à attaquer la forêt à l’aide de la hache et de la sciotte, outils primitifs, mais il y défriche promptement des chemins de pénétration avec des mécaniques puissantes, des sortes de tanks, imités des tanks de la guerre, mais faits pour faucher, non pas des hommes, mais des arbres, pour niveler vraiment les routes de la civilisation.
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