Concession minière

Définition et enjeux

Étienne Dupont,  Cours de législation des mines (1881)

“ Le minerai a aujourd'hui une valeur réelle, connue et appréciée des propriétaires; il est infiniment peu probable que, là où il y a avantage à l'exploiter, un propriétaire résiste à l'impulsion de son intérêt qui s'accorde avec l'intérêt général. Le défaut de ressources même ne peut guère l'arrêter ; car il s'agit de minières et non de mines, c'est-à-dire de substances qui s'exploitent sans travaux d'art et sans galeries. S'il faut des travaux d'art et des galeries, la minière devient mine, et le gouvernement est armé du droit de concession. ”
Source : Gallica

Am. Burin des Roziers,  Manuel de l'administrateur des mines… (1887)

“ En outre, comme l'exploitation d'une mine touche aux intérêts généraux du pays et qu'en sollicitant sa concession le concessionnaire a pris par là même l'engagement d'en mettre la richesse minière à la disposition de la consommation publique, l'administration examine si le gîte est vraiment épuisé, s'il n'est plus utilement exploitable ou s'il y a, pour d'autres motifs, nécessité d'arrêter l'exploitation. ”
Source : Gallica

Jean-Henri-Nicolas de Fooz,  Points fondamentaux de la législation des mines… (1858)

“ Des mutations et du partage des mines ou minières concédées.
L'objet de la concession ne peut être partagé ou vendu par lots, sans une autorisation spéciale du gouvernement. (Titre II, art. 7.) La division d'une mine ou d'une minière en exploitation entraînerait le plus souvent la ruine de l'entreprise : d'ailleurs, le but que s'est proposé le gouvernement en accordant la concession à des personnes reconnues capables de faire valoir la chose qui leur est confiée, ne serait plus rempli.
”
Source : Gallica

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