Charles Maurras

Charles Maurras

Résumé

Portrait de Charles Maurras Charles Maurras Tragi-comédie de ma surdité (1951)

Le raseur béni qui vous offusque me met seul en état de reconstituer leurs discours : je cesse, grâce à lui, de me représenter la trame de la vie
comme une fresque haute en couleurs, peinte de signes énergiqus, voyants et chargés d'un sens ; je renonce à l'erreur que me faisait faire votre bonté sur la moyenne d'intelligence et de signification qui est attachée aux dialogues humains. Je les vois tels qu'ils sont. Le raseur que vous censurez bien hâtivement, et en général tout raseur, apporte à ma surdité de quoi l'éclaircir et la détromper : la pelletée de poussière compensatrice !
Source : Gallica

Portrait de Charles Maurras Charles Maurras Tragi-comédie de ma surdité (1951)

Mais que dire alors du présent de Léon Daudet lui-même ? La voix éclatante, mi-partie tonnerre et clairon, qu'il n'avait pas besoin de forcer pour moi, m'avait fait, à nos premières rencontres, la plus délicieuse surprise, qui ne fut jamais amortie. De mauvaises langues ont dit qu'elle contenait le secret de notre collaboration, de la vigueur et de la durée de notre amitié. Il serait ridicule d'en faire tout dépendre. Tout en a été facilité, aplani et simplifié : grâce à Léon Daudet, plus d'erreur possible sur les personnes et sur les choses.
Source : Gallica

Portrait de Charles Maurras Charles Maurras Tragi-comédie de ma surdité (1951)

Paris est peut-être la seule ville du monde où il ne soit jamais arrivé, que les commis ou les commises de bureau, de boutique ou de magasin, aient marqué d'aucun signe d'impudente et grossière risée la découverte ou l'aveu de ma surdité. Comment ne pas noter ce trait d'une heure inoubliable où Paris m'a assuré qu'il me voulait guéri. C'était un soir, parvis Notre-Dame, j'avais l'honneur d'accompagner l'un des écrivains féminins les plus affinés et les plus savants de notre âge.
Source : Gallica

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