Charles Maurras,
Tragi-comédie de ma surdité
(1951)
“ Le raseur béni qui vous offusque me met seul en état de reconstituer leurs discours : je cesse, grâce à lui, de me représenter la trame de la vie comme une fresque haute en couleurs, peinte de signes énergiqus, voyants et chargés d'un sens ; je renonce à l'erreur que me faisait faire votre bonté sur la moyenne d'intelligence et de signification qui est attachée aux dialogues humains. Je les vois tels qu'ils sont. Le raseur que vous censurez bien hâtivement, et en général tout raseur, apporte à ma surdité de quoi l'éclaircir et la détromper : la pelletée de poussière compensatrice ! ”
