Charles Maurras,
Les secrets du soleil
(1929)
“ Le soleil se couche droit devant nous, à la dure rafale d'un vent de montagne et de mer qui n'est plus du tout le zéphire prudent qui circule à l'abri de l'Alpe ou des Maures, ou de l'Esterel, sous les bonnes falaises qui défendent Nice, Cannes, même Marseille. L'air déplacé n'est plus le même. Moins chaud. Plus vif. Au ciel demeuré pur se nouent et se dénouent toutes sortes d'écharpes et de banderoles légères qui, sans prétendre à la qualité de nuages, en éveilleraient la pensée. La plaine penche à l'occident, mais ses bords se relèvent, et voici l'ourlet du plateau. ”
