Maurice Hartmann, Deux destinées
“ Pour les gens du château sera réservé en outre un signe particulier : dans la cour, on voit, fixée au mur, une antique tête de pierre aux sourcils fourrés, aux yeux caves, à la bouche douloureusement froncée; elle branle depuis longtemps dans sa niche, elle finira par tomber et se brisera; ce jour-là mourra le dernier O’Neil. Ce pauvre vieux lord, qui, dans son triste manoir dont il ne fait plus réparer les ruines, attend les signes de sa fin, regarde branler la tête de pierre et croit entendre le cri de la Banshee dans le grincement des girouettes, doit couler des jours bien mélancoliques. ”
