Résumé

Émile Causse Nouvelle locale (Henri de Lamure… (1864)

La révolution marchait à grand pas. Au nom de je ne sais quelle autorité, on nous déclara que nos voeux étaient rompus, le couvent dissous , ses biens confisqués , que nous eussions à nous disperser immédiatement ! Le porteur de cet ordre était accompagné d'hommes déguenillés , l'insulte et le blasphème à la bouche, de ces figures sinistres qui , dans les temps calmes , grouillent dans les bas-fonds de la société, et que les révolutions seules amènent à la surface.
Source : Gallica

Émile Causse Nouvelle locale (Henri de Lamure… (1864)

En remontant le cours de l'Isère, à deux milles environ du château de La Jonquières, on rencontrait un vieux moulin connu sous le nom de moulin de la Scierie. C'était, depuis un temps immémorial, un des fiefs de la famille Lamure. Une large et épaisse nappe d'eau, dérivée de la rivière, s'engageait dans un long canal creusé de mains d'hommes et faisait mouvoir, par sa lourde chute, une scierie et un moulin à blé ; une roue accessoire était destinée à élever l'eau et arrosait un magnifique jardin
Source : Gallica

Émile Causse Nouvelle locale (Henri de Lamure… (1864)

HENRI DE LAMURE 119
soulevant les vagues de la mer, les pousse violemment contre le rivage, et non-seulement oppose un obstacle insurmontable à l'écoulement des eaux supérieures, mais jette la mer elle-même sur les terres ; les plantes sont étouffées et tombent en pourriture; c'est au génie de l'homme, qui s'est montré si puissant dans d'autres contrées, à faire disparaître cet élément de destruction.
Le sol primitif de la Camargue est trop compacte ; l'alumine y entre dans une trop forte proportion ; les racines des plantes ne s'y meuvent que difficilement
Source : Gallica

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