Sosthène Cambray, Le moulin (1857)
“ Je voudrais vous épargner des vérités affligeantes; mais n'avez-vous pas pensé quelquefois que vous seriez bien étrangère, bien isolée dans le monde où ce mariage vous placerait; que vous Vivriez bien tristement dans ce 166 grand château qui vous paraît si beau?... Non, sans doute ! la jeunesse ne regarde pas si loin que cela. Vous ne pensez qu'à l'amour de Julien, qui vous tiendrait lieu de tout. Eh bien, Julien vous épouserait en ce moment avec bonheur, je l'admets; il est jeune et ne connaît rien de la vie; mais les passions changent d'objet avec l'âge. ”
