Marthe Bertin

Friquet (1889)

Résumé

Marthe Bertin,  Friquet (1889)

“ Le jour baissait quand le petit marchand revint au campement.
Mme Pichard, sa tante, préparait le dîner.
M. Pichard fumait sa pipe, en surveillant du coin de l'œil la marmite de fonte posée sur deux grosses pierres, au-dessus d'un feu brillant dont les flammes couraient, montaient et se rabattaient à tous les caprices du vent.
Les petits Pichard, au nombre de cinq, hargneux et barbouillés, étaient disséminés autour de la voiture, l'un battant, l'autre battu, tous criant.
« A la fin arriveras-tu? » fit Mme Pichard, d'une voix peu harmonieuse, dès qu'elle aperçut son neveu.
”
Source : Gallica

Marthe Bertin,  Friquet (1889)

“ Là où tout autre échouerait, Thérèse réussira. Qui donc peut résister à notre charmeuse ? »
A ce moment la charmeuse, les yeux brillants et la mine épanouie, courait rejoindre les autres dans le jardin.
« Ah! la voilà! s'écria Maurice dès qu'elle parut; Thérèse, viens ici. N'est-ce pas que tu faisais la morale au petit mendiant en revenant du bois? » Et comme elle rougissait et détournait la tête : « Chère sainte Thérèse, dit la petite Blanche en se suspendant à son bras, l'ange gardien des pauvres gens, comment faistu pour être toujours si bonne avec tout le monde?. »
”
Source : Gallica

Marthe Bertin,  Friquet (1889)

“ Si Marcel reçoit une ondée, il est grondé en rentrant et forcé de s'asseoir devant le feu de la cuisine et d'y sécher ses vêtements et ses chaussures, sous l'œil sévère de la mère Besnard; s'il a trop chaud, s'il n'a pas faim, la mère Besnard le prend à partie. Quand il se révolte sous le joug, elle pleure et crie à l'ingratitude; alors il lui demande pardon et se soumet, moyennant quoi ils redeviennent bons amis. C'est un tyran, mais un tyran qui adore ses victimes et qui l'a prouvé tant de fois, que les pauvres
victimes sont sans force contre sa tyrannie.
”
Source : Gallica

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