L. Biron

Résumé

L. Biron Orphelins ! par L. Biron (1897)

Marguerite bat des mains en se voyant entraînée dans la direction de Montfort. Elle sourit à tous ceux qu'elle rencontre, elle cause avec animation, elle fait plus de bruit à elle toute seule que ses compagnons réunis, mais en approchant de la maisonnette qui a déjà un air d'abandon, sa gaieté tombe tout à coup. Une impression de tristesse s'empare de son cœur d'enfant, elle se rapproche de Henri, elle voudrait lui dire qu'elle redoute d'entrer de nouveau dans la demeure où sa mère n'est plus, mais elle sait à peine ce qui l'effraye, elle reste auprès de son frère hésitante, troublée.
Source : Gallica

L. Biron Orphelins ! par L. Biron (1897)

« Mme Brocas a l'air bien sévère, » pensait-il; « elle a paru mécontente en voyant Marguerite. Si elle allait la rendre malheureuse ! »
M. Brocas avait parlé d'orphelinat. Bien qu'il eût baissé la voix, Henri avait compris. Il se contenait à grand'peine et dut faire un énergique effort pour réprimer les larmes qui, malgré lui, remplissaient ses yeux. Mais un homme ne pleure pas, même quand on lui fait beaucoup de peine, et Henri voulait être brave comme un homme, bien qu'il ne fût qu'un pauvre petit garçon de douze ans.
Source : Gallica

L. Biron Orphelins ! par L. Biron (1897)

Henri perdait tout à fait contenance. Marguerite s'était levée pour s'approcher de lui et lui dire tout bas :
— Qu'as-tu donc, petit frère?
Après avoir réfléchi quelques minutes, M. Brocas se tourna vers le jeune garçon et lui dit avec bonté :
— Ton trouble, mon cher enfant, semblerait indiquer que tu sais quelque chose au sujet de ces vols répétés. Nous avons confiance en toi ; nous te savons incapable de chercher à prendre ce qui ne t'appartient pas; mais, si tu soupçonnes quelqu'un, il faut nous le dire. En te taisant, tu risques
de laisser mettre en cause des innocents.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature