Charles d' Eternod, Le pèlerin illuminé (poèmes) (1924)
“ Je sens régner en moi le paisible équilibre Où s'anime la joie et fleurit la santé ; L'harmonieux accord qui s'étend et qui vibre Dans l'azur palpitant de ce beau jour d'été Réveille dans mon âme une secrète lyre Dont les cordes de chair scandent le chant joyeux ; Je suis heureux de n'être en cet instant de rêve Que l'atome qu'un monde entraîne au fond des cieux ; Je pressens un espoir continu qui s'élève. Ordre de l'univers, c'est toi le tout-puissant, Et c'est toi que ce lac et ce ciel glorifient ! C'est à toi qu'obéit le rythme de mon sang ! ”
