Marcello-Fabri

Résumé

Marcello-Fabri De l'île déserte : poèmes (1946)

Douleur noble compagne au sourcil circonflexe ton rouet dévida l'écheveau du complexe pour tisser un linceul à l'esprit encagé en chantonnant un requiem de naufragé — mais tu n'es plus la soeur tu n'es plus la servante tu es l'amour douleur — et celle dont s'enfante l'oeuvre-cancer vivante en soi de ce-qui-meurt ta rare étreinte crée à nous tuer — douleur.
Source : Gallica

Marcello-Fabri De l'île déserte : poèmes (1946)

O JOIE HUMAINE..
O joie humaine
l'on te cherchait dans la mort même
ta quête désolée inspirait Beethoven tant d'épis devaient naître aux douleurs que l'on sème tant d'étoiles fleurir en des cieux qu'on jardine tant de fruits défendus dorer de froids novembres — ni fleurs de paradis ni pommes trop divines n'orneront nos bonheurs pauvres de tes clartés nos bouches mâchent de. la cendre
et la beauté
n'est apparue encor qu'aux-nuits-de-l'âme-absente.
Source : Gallica

Marcello-Fabri De l'île déserte : poèmes (1946)

Que de jours de soleil enfouis dans ton coeur soleils de l'avenir soleils d'ombres et de rumeurs ton poème est en toi dans des moires sanglantes et la vie âh ! saura vous broyer tous les deux toi matière sensible et lui pâte gluante — dont sortira peut-être un jour le-pain-des-dieux...
Le poème soleil larvé dans un sépulcre sent l'odeur des printemps-à-naître-de-la-mort l'homme qui les aspire à se gaver de pulque
Source : Gallica

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