Gaston Pulings

Élements biographiques

Gaston Pulings Perdre coeur (1931)

Faiblesse, incertitude, Péché et repentir,
— Dans cet ordre toujours — Contrition parfaite.
Amour pur, amour sain, Amour béni, fécond, Faut-il s'y limiter ? Quand aimer est le lien
Unissant ces deux vies Comme un aimant d'accord Pour exhausser leurs jours Et modérer leurs sens.
Deux hommes sont en moi Comme l'eau et le feu !
Ces deux voix qui sont là L'une à l'autre muettes, Sourdes l'une pour l'autre.
Car la voix de la chair,
Ne s'entend que pour elle. La voix de la raison Parle pour la raison.
L'une se tait quand l'autre vit, Mais dès qu'une cesse, L'autre reprend Pour la contredire.
Source : Gallica

Gaston Pulings Perdre coeur (1931)

Un soupir de notre âme, Lumière dans le ciel, Pour le cœur qui s'enflamme Problème immatériel.
LE BIEN, LE MAL
Le bien, le mal !
Nous ne voyons,
De l' un à l'autre.
Où va la chute.
Profondeur du mystère, Secret de la conscience, Frontières irréelles,
Limite des passions.
Le mal a tant de formes Et de si faux sourires.
Le rictus ne se voit Qu' au fond du précipice,
Le bien n'a qu'un visage, Il est souvent caché. Quand il se montre et parle. Il en est altéré.
S'il agit, il se gonfle, Sa vertu diminue. L'exemple qu'il répand Perfection, modestie.
Source : Gallica

Gaston Pulings Perdre coeur (1931)

BROUILLARD
à Robert Guiette,
Cet hiver enserre le cœur Comme la glace ferme un étang. Le brouillard estompe les heures, Tout est voilé, état latent.
Je confine mon amitié Dans le silence de moi-même ; Dans la chambre, cachot scellé, Je touche aux frontières humaines.
Me voici donc mon prisonnier, Car le déclic de la serrure M' a permis de jeter la clef. Est-ce l'impossible aventure ?
Je suis indécis et j'attends.
Le brouillard lève sa paupière Et brusquement dans la lumière Le soleil brouille mon écran.
Le plaisir de la route Se goûte dans les pas Qui sonnent sur les dalles.
Source : Gallica

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