Gaston Pulings, Perdre coeur (1931)
“ Faiblesse, incertitude, Péché et repentir, — Dans cet ordre toujours — Contrition parfaite. Amour pur, amour sain, Amour béni, fécond, Faut-il s'y limiter ? Quand aimer est le lien Unissant ces deux vies Comme un aimant d'accord Pour exhausser leurs jours Et modérer leurs sens. Deux hommes sont en moi Comme l'eau et le feu ! Ces deux voix qui sont là L'une à l'autre muettes, Sourdes l'une pour l'autre. Car la voix de la chair, Ne s'entend que pour elle. La voix de la raison Parle pour la raison. L'une se tait quand l'autre vit, Mais dès qu'une cesse, L'autre reprend Pour la contredire. ”
