Charles d' Eternod, Calanques : poèmes (1933)
“ La mort s'en vient vers le poète, Comme un voilier qui rentre au port ! IV Sous les efforts du vent Les vitres craquent, plient, Une enseigne souvent Dehors geint et supplie. Mais on m'apporte un bock Et mon plat de choucroute; (Quelqu'un parle de troc) Je rêve, et l'eau glougloute ; Je songe aux poivrons verts Mêlés aux piments rouges, Aux melons entr'ouverts, Aux langoustes qui bougent, Aux épis de millet, Au velours des amandes, Aux corbeilles d'œillets, Aux sachets de lavande; Entre les troncs des pins Qui dominent la plage, Je vois à son déclin Un beau soir sans nuage. ”
