Résumé

Lafitte De Saint-Pétersbourg à Arcachon… (1854)

D'où je conclus qu'il est aussi dangereux de dormir dans son lit et sur ses deux oreilles, ou de .boire du Barsac, que de voyager en chemin de fer, parce que dans son lit on peut mourir subitement; c'est une mort sans agrément. En buvant du Barsac, on peut tomber ivre-mort et mourir ivre ; c'est mourir avec un peu plus d'émotion.
En voyageant en chemin de fer, on peut périr dans un déraillement ou dans une rencontre de deux convois; mais au moins on a la satisfaction d'assister à un drame épouvantable, et on meurt avec beaucoup d'émotion.
Source : Gallica

Lafitte De Saint-Pétersbourg à Arcachon… (1854)

Quand on les voit, les écureuils font peur ! Je connais des Bordelais très-impressionnables.
Mais penchez-vous donc ; voyez Mme N.., si belle el si aimante, exilée à Gujan !
Que je vous plains, Madame; vous entendez d'ici les rires francs de vos folâtres amies d'Arcachon; vous, dont les grands yeux feraient si beau sur cette plage sans fin !
Pauvre fleur! on vous a jetée au milieu d'un champ sans ombrage ; chaque jour et
chaque heure menacent d'une ride votre front, ce front si pur où les grâces aiment à trôner !
Source : Gallica

Lafitte De Saint-Pétersbourg à Arcachon… (1854)

Arcachon ! qui ne connaît pas tes forêts sauvages et les suaves harmonies de la brise qui se brise dans les têtes vertes de tes pins; tes jeunes châlels, légers et coquets, découpés par des fées et habités par les naïades du Bassin! Ces naïades, chaque matin, plongent dans tes eaux des trésors, dont les dieux seraient jaloux, s'il y avait encore des dieux !
Source : Gallica

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