Résumé

Portrait de Louise Michel Louise Michel Mémoires de Louise Michel

LES ŒILLETS ROUGES
Dans ces temps-là, les nuits, on s’assemblait dans l’ombre,
Indignés, secouant le joug sinistre et noir
De l’homme de Décembre, et l’on frissonnait, sombre,
Comme la bête à l’abattoir.
L’Empire s’achevait. Il tuait à son aise,
Dans sa chambre où le deuil avait l’odeur du sang.
Il régnait, mais dans l’air soufflait la Marseillaise.
Rouge était le soleil levant.
Il arrivait souvent qu’un effluve bardique,
Nous enveloppant tous, faisait vibrer nos cœurs.
À celui qui chantait le recueil héroïque,
Parfois on a jeté des fleurs.
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Les arts seront pour tous ; la puissance de l’harmonie des couleurs, la grandeur sculpturale du marbre, tout cela appartiendra à la race humaine. Développant le génie au lieu de l’éteindre, les artistes rivés au passé déraperont, eux aussi, leur vieille épave ; il faut que de partout on lève l’ancre.
Allons, allons, l’art pour tous, la science pour tous, le pain pour tous ; l’ignorance n’a-t-elle pas fait assez de mal, et le privilège du savoir n’est-il pas plus terrible que celui de l’or ! Les arts font partie des revendications humaines, il les faut à tous
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Les candidatures mortes sont à la fois un drapeau et une revendication.
Elles sont l’idée pure de la Révolution sociale planant sans individualité ; — l’idée qu’on ne peut ni frapper ni détruire ; — l’idée invincible et implacable comme la mort.
La candidature illégale est juste.
La candidature morte est grande comme la Révolution même.
Quant aux candidatures de femmes, c’est aussi une revendication, celle de l’esclavage éternel de la mère qui justement doit élever les hommes et les fait ce qu’ils sont ; mais peu importe, ne faisons-nous pas partie de l’esclavage commun ?
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