Joachim Ambert,
Portraits : gens de guerre
(1863)
“ Afin de s'endurcir aux fatigues de la guerre, le feld-maréchal vivait toujours comme s'il eût été en campagne. « La paix, disait-il, tue plus de capitaines que la bataille. » Lorsqu'il se levait le matin, en quelque saison que ce fût, il se faisait jeter sur le corps plusieurs seaux d'eau froide, puis sautait et courait pour activer la circulation du sang. Il donnait ce moyen comme un remède contre la vieillesse. « La vieillesse, disait-il, est une maladie qu'il est facile d'éviter en menant la vie rudement. » Jamais, même dans les palais de l'impératrice, le feld-maréchal n'eut de lit. ”
