Résumé

Louis-Vivant Lagneau Journal d'un chirurgien de la Grande-Armée… (1913)

Toutes ces qualités, Lagneau les possédait à un haut degré ; il y faut ajouter ces dons charmants de l'intelligence et du cœur qui, au cours de sa longue carrière, lui ont attiré l'universelle sympathie. Il est gai, bon camarade, obligeant et dévoué envers tous. A l'armée, ses chefs l'aiment, comme l'aimaient ses professeurs dans les années de sa vie d'étudiant. Il est humain et compatissant, doux et affectueux avec les soldats blessés, qu'ils soient Russes, Espagnols, Allemands ou Français.
Source : Gallica

Louis-Vivant Lagneau Journal d'un chirurgien de la Grande-Armée… (1913)

C'est un esprit cultivé; il goûte les lettres et la musique. Dans sa course à travers l'Europe, il ne perd aucune occasion de lire, de continuer à étudier, de revoir son ouvrage de médecine, d'apprendre la langue du pays, d'assister à des conférences ; il visite les monuments curieux, sait apprécier un objet d'art, vanter les jolies filles ou déguster les bons vins. Il donne sur la toilette des femmes en Allemagne en 1809 des détails que notre érudition française avait été obligée d'emprunter aux ouvrages allemands ; d'un mot il sait décrire la physionomie d'une ville.
Source : Gallica

Louis-Vivant Lagneau Journal d'un chirurgien de la Grande-Armée… (1913)

C'était une excellente bête, bien conservée, mangeant au besoin les écorces des sapins et des bouleaux. Je le confiai, ne pouvant plus le monter, aux sapeurs de mon colonel, qui le soignaient comme ceux de leur chef, et je le traînais par la bride, jusqu'à ce qu'un jour, je le confiai pour une étape à un brave soldat qui était trop malade pour nous suivre ; il lui fut enlevé et probablement mangé par les traînards de l'armée, et lui-même sans aucun doute dut mourir de froid dans un bivouac étranger à notre corps, n'ayant pu nous rejoindre.
Source : Gallica

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