Louis-Vivant Lagneau, Journal d'un chirurgien de la Grande-Armée… (1913)
“ C'est un esprit cultivé; il goûte les lettres et la musique. Dans sa course à travers l'Europe, il ne perd aucune occasion de lire, de continuer à étudier, de revoir son ouvrage de médecine, d'apprendre la langue du pays, d'assister à des conférences ; il visite les monuments curieux, sait apprécier un objet d'art, vanter les jolies filles ou déguster les bons vins. Il donne sur la toilette des femmes en Allemagne en 1809 des détails que notre érudition française avait été obligée d'emprunter aux ouvrages allemands ; d'un mot il sait décrire la physionomie d'une ville. ”
