Jean-François Boulart,
Mémoires militaires du général Bon Boulart sur les guerres de la république et de l'empire
(1892)
“ Des prodiges de valeur signalent cette journée à jamais mémorable, où l'artillerie de la Garde joua le premier rôle. Il se fait un carnage affreux des Bavarois la route s'ouvre et devient libre; l'armée est ainsi vengée de leur honteuse défection et de l'audacieuse prétention de leur chef. Pendant que cette scène se passait, j'étais non loin de là, dans la forêt, avec ma réserve, attendant avec une vive anxiété le résultat de cette horrible lutte. La journée me parut longue la position des acteurs de ce grand drame me semblait préférable à la mienne enfin, à là nuit, je fus tiré d'impatience. ”
