Résumé

Portrait de Jean-François Boulart Jean-François Boulart Mémoires militaires du général Bon Boulart sur les guerres de la république et de l'empire (1892)

Des prodiges de valeur signalent cette journée à jamais mémorable, où l'artillerie de la Garde joua le premier rôle. Il se fait un carnage affreux des Bavarois la route s'ouvre et devient libre; l'armée est ainsi vengée de leur honteuse défection et de l'audacieuse prétention de leur chef.
Pendant que cette scène se passait, j'étais non loin de là, dans la forêt, avec ma réserve, attendant avec une vive anxiété le résultat de cette horrible lutte. La journée me parut longue la position des acteurs de ce grand drame me semblait préférable à la mienne enfin, à là nuit, je fus tiré d'impatience.
Source : Gallica

Portrait de Jean-François Boulart Jean-François Boulart Mémoires militaires du général Bon Boulart sur les guerres de la république et de l'empire (1892)

Il a drapé presque tous les officiers d'artillerie qui ont passé par la vieille Garde. La grande affabilité, le calme d'esprit et les bons services de Boulart l'ont désarmé. C'est à peine s'il lui décoche une épigramme en passant, et cette épigramme est presque un éloge. Le général baron Boulart avait vu tomber l'Empire avec douleur. Citoyen jusqu'aux moelles, il n'avait point considéré dans le gouvernement impérial que la seule satisfaction de ses intérêts. Il sentait bien que Napoléon avait canalisé les passions les plus saines de la Révolution.
Source : Gallica

Portrait de Jean-François Boulart Jean-François Boulart Mémoires militaires du général Bon Boulart sur les guerres de la république et de l'empire (1892)

J'achevais alors un dessin du château Saint-Ange, à Rome, et ces messieurs le virent. Ce petit mérite, ma jeunesse et mon zèle plurent au général qui, un peu plus tard, m'appela à son état-major, à ma grande surprise et à mon grand chagrin. Marmont à qui, à l'occasion de son passage à Odernheim, je prêtai un cheval difficile pour ne pas dire rétif, en le prévenant toutefois de ses vices, voulut le monter sans précaution, se croyant un cavalier solide et nous prenant probablement pour
des maladroits qui n'entendaient rien à l'équitation.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature