Jules de La Madelène, Revue des Deux Mondes
“ Pour couper court à ces doléances, le Sendric avança de deux heures le diner ; tante Laurence n’avait plus faim. — Eh ! eh ! vous êtes bien pressé, vous ! Il paraît que le chagrin sous aiguise l’appétit. Pour un homme dans l’affliction, vous avez les dents longues, père Sendric. Moi, je ne suis pas comme vous, j’aime une vie réglée pour mes repas comme pour tout ; mais ici je ne suis pas chez moi, et certes on me le fait bien sentir : on me traite comme une enfant, on me change mes heures sans me consulter, de force on voudrait me rompre mes habitudes. À mon âge, c’est mortel. ”
