Jules de La Madelène, Le Marquis des Saffras (1859)
“ Sabine la regarda sans colère ; une larme brillait dans ses yeux . – Oui , ma tante , dit -elle . Cela fut dit avec un tel accent de tristesse et d' amour , dans la simplicité , la force et l' ingénuité de l' âme , c' était chose si vivante , que la tante tressaillit ; un rayon divin la toucha . En un instant , en une seconde , tout un monde inférieur s' écroula , et libre , sincère , allégée , aimante , d' un cœur agrandi , elle comprit tout . Avec un élan passionné , elle embrassa Sabine . – Oh ! viens , lui dit -elle , viens , ma fille . Aime qui tu aimes . Je vais à Seyanne ! ”
