Résumé

Adolphe Guérard Camp de Châlons : Attila, roi des Huns… (1858)

Quelle différence entre Attila et Napoléon III, entre le Cinquième siècle et le Dix-neuvième ! Quelle différence entre la Barbarie et la Civilisation, entre ces deux héros, l'un du mal, l'autre du bien ; l'un de la tempête, l'autre du calme; l'un de l'agitation, l'autre du repos ! Et, par une étrange destinée, le héros de la tranquillité, l'homme de la paix, vient, après des siècles, asseoir son camp précisément à côté de celui du géant de la destruction , de l'homme de la fureur.
Source : Gallica

Adolphe Guérard Camp de Châlons : Attila, roi des Huns… (1858)

NAPOLÉON III, à l'oreille duquel une mère avait dit le mot des prophétesses de Macbeth : TU SERAS ROI, lui qui ne concevait pas que la vie valût quelque chose, à moins que d'être Empereur des Français; NAPOLÉON III, dont la pensée a été presque immobilisée dans une sorte d'idée fixe : la reconstitution de l'Empire, mais dont cette idée napoléonienne fut sans volonté de guerre; NAPOLÉON III, esprit véritablement politique et organisateur, écoute et entend la voix éclatante du génie de la France qui lui dicte et lui dictera toujours de grandes, de belles, de saintes choses
Source : Gallica

Adolphe Guérard Camp de Châlons : Attila, roi des Huns… (1858)

Attila, âgé alors de 35 ou 40 ans, était né sur les bords du Volga, dans la demeure primitive des Huns, et devint homme sur les bords du Danube.
Ce géant de la barbarie était fait pour la guerre, pour cette guerre de meurtres, de rapines et d'incendie, dont Rome avait donné le spectacle au monde depuis mille ans. Il avait, dès son enfance, vécu sur les champs de bataille ; le sang était son élément. Son oncle Roua, lié d'une étroite amitié avec AEtius, le plus habile des généraux romains, l'avait envoyé, jeune encore, à la cour de Ravenne.
Source : Gallica

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