Résumé

Les Coulisses du régime impérial… (1871)

C'est à un aigle que le député Jubinal dut sa fortune politique et même l'autre.
On était au moment du plus grand enivrement du coup d'Etat. Les départements, bon gré mal gré, se soumettaient à l'envi et acclamaient ; les déportés étaient embarqués en masse, et la terreur faite par les traîneurs de sabre du régime était si complète, que les populations stupéfiées voyaient passer sans soulèvement ni murmure ces proscrits politiques traités en forçats. Tout allait pour le mieux, la représentation impériale commençait à grand renfort de fanfares comme l'ouverture d'un drame guerrier.
Source : Gallica

Les Coulisses du régime impérial… (1871)

La France, pour Louis Napoléon et sa bande, était une exploitation à laquelle on faisait rendre au plus vite tout ce qu'en pouvait, sans crainte d'en épuiser la sève.
L'empire a rencontré bien des complices à divers degrés, il a rencontré aussi bien de lâches complaisances. Il faut que, dans sa juste indignation, l'opinion distingue aujourd'hui et rende à chacun selon ses oeuvres. Ce ne doit pas être à titre de représaille politique, les fripons auraient trop beau jeu; les proscriptions, même les plus méritées, consacrent toujours leurs victimes.
Source : Gallica

Les Coulisses du régime impérial… (1871)

Jubinal , qui connaissait son homme et qui avait flairé le vent, se dit à part soi qu'un aigle ne pourrait qu'être bien venu du héros de Boulogne et faire sa figure dans la farce impériale qui commençait. Aussitôt, vite il met en réquisition les plus hardis braconniers de sa contrée pyrénéenne, et en peu de temps son aigle lui est apporté. Je ne sais pas les moyens qu'il prit pour emmener à Paris l'impériale volatile; mais ce qu'on m'assura, c'est qu'il le fit sortir d'un panier quand il vint offrir ses hommages et ses félicitations à son futur empereur.
Source : Gallica

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