Margaret Gatty

Élements biographiques

Portrait de Margaret Gatty Margaret Gatty Les contes de tante Judith (1890)

Je voudrais bien savoir ce qui rend les enfants si ennuyeux, dit numéro 5, qui s'efforçait d'envisager la question au point de vue abstrait, comme si elle ne le regardait pas le moins du monde.
— L'étourderie, pas autre chose, répliqua tante Judith en souriant. J'ai plus d'une fois entendu dire à maman qu'on ne saurait reprocher aux petits d'être ingrats, quand ils ne pensent pas au bien-être dont
ils jouissent, attendu que ce bien-être, — le dîner, le lit et le reste, — leur paraît arriver tout naturellement, comme l'air et les rayons de soleil.
Source : Gallica

Portrait de Margaret Gatty Margaret Gatty Voix de la nature, allégories imitées de l'anglais de Mrs… (1891)

En vain un messager après l'autre, montés jusqu'aux joncs ou parcourant l'étang, s'efforcent de découvrir une trace de l'amie perdue : tous reviennent découragés, et les plus confiants sont près d'avoir le coeur navré.
La nuit cependant amène l'oubli. Mais aux premières lueurs de l'aurore, aux heures où tout dans la nature renaît à la joie, à l'espoir, la déception cruelle est là, le découragement, l'indignation : « Avions-nous besoin de penser à ces choses ?... fallait-il faire luire à nos yeux de telles espérances pour les tromper ?... C'est plus que nous n'en supporterions patiemment ! »
Source : Gallica

Portrait de Margaret Gatty Margaret Gatty Les contes de tante Judith (1890)

Numéro 4 laissa tomber un beau morceau de sucre dans le mélange bleuâtre si généreusement offert, et cette addition décida numéro 8 à porter de nouveau sa tasse à ses lèvres.
Tante Judith avait dépassé l'âge heureux où le thé de violettes peut être regardé comme un régal et, d'un autre côté, elle était encore trop jeune pour aimer le goût de cette tisane, à cause des nombreux rhumes qu'elle lui rappelait. Du reste, je n'hésite pas à reconnaître que le thé de violettes est une de ces choses qui, même aux yeux enthousiastes de la
jeunesse, n'atteignent guère la perfection qu'on en attend.
Source : Gallica

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