Margaret Gatty,
Les contes de tante Judith
(1890)
“ Je voudrais bien savoir ce qui rend les enfants si ennuyeux, dit numéro 5, qui s'efforçait d'envisager la question au point de vue abstrait, comme si elle ne le regardait pas le moins du monde. — L'étourderie, pas autre chose, répliqua tante Judith en souriant. J'ai plus d'une fois entendu dire à maman qu'on ne saurait reprocher aux petits d'être ingrats, quand ils ne pensent pas au bien-être dont ils jouissent, attendu que ce bien-être, — le dîner, le lit et le reste, — leur paraît arriver tout naturellement, comme l'air et les rayons de soleil. ”
