Margaret Gatty

Margaret Gatty

Résumé

Portrait de Margaret Gatty Margaret Gatty Les contes de tante Judith (1890)

Je voudrais bien savoir ce qui rend les enfants si ennuyeux, dit numéro 5, qui s'efforçait d'envisager la question au point de vue abstrait, comme si elle ne le regardait pas le moins du monde.
— L'étourderie, pas autre chose, répliqua tante Judith en souriant. J'ai plus d'une fois entendu dire à maman qu'on ne saurait reprocher aux petits d'être ingrats, quand ils ne pensent pas au bien-être dont
ils jouissent, attendu que ce bien-être, — le dîner, le lit et le reste, — leur paraît arriver tout naturellement, comme l'air et les rayons de soleil.
Source : Gallica

Portrait de Margaret Gatty Margaret Gatty Les contes de tante Judith (1890)

Numéro 4 laissa tomber un beau morceau de sucre dans le mélange bleuâtre si généreusement offert, et cette addition décida numéro 8 à porter de nouveau sa tasse à ses lèvres.
Tante Judith avait dépassé l'âge heureux où le thé de violettes peut être regardé comme un régal et, d'un autre côté, elle était encore trop jeune pour aimer le goût de cette tisane, à cause des nombreux rhumes qu'elle lui rappelait. Du reste, je n'hésite pas à reconnaître que le thé de violettes est une de ces choses qui, même aux yeux enthousiastes de la
jeunesse, n'atteignent guère la perfection qu'on en attend.
Source : Gallica

Portrait de Margaret Gatty Margaret Gatty Les contes de tante Judith (1890)

Jamais l'amour-propre n'empêche les petits de se laisser tromper par un jeu destiné à les divertir. Ils s'abandonnent à l'illusion avec une facilité si merveilleuse qu'ils finissent par croire à la réalité d'une comédie.
Par conséquent, lorsque tante Judith, ainsi costumée, se fut assise près de la table de la poupée et que les petits l'eurent contemplée pendant quelques minutes, plusieurs d'entre eux commencèrent à comprendre vaguement que ce pouvait bien être là une cuisinière.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature