Joseph Malègue,
Augustin ou le Maître est là
“ Maintenant la vieillesse pénètre des parties jusqu’alors inaccessibles : les retraites souterraines où remue la vie. C’est une fatigue de toute l’âme, et le corps et le cœur s’y rencontrent en un même désir du grand repos. Qu’a donc de changé l’air du salon, et quand est venu le cousin Jules ? Peut-être lorsque Grand’mère embrassait son petit enfant ? Augustin ne se souvient pas de l’avoir vu entrer. À moins que ce bruit de souliers ferrés et de roues de voitures... Il est là, voilà tout, avec l’un de ses fils, Antoine, sorti pour les vacances de son petit Séminaire. ”

